What’s your Passion ?
The man’s face expression seems to show us the type of music he’s playing, or he would like to play. It also shows us that music has taken a huge part of his life, because he’s playing with passion, feelings and emotions, and that’s what a true musician is. With his outfit, and the little dirt on his hands, he shows us that music has no price, that music needs no money, that it’s free, and it is not ONE man’s : It doesn’t have an owner. He’s not a well known musician, he’s not Beethoven, he’s not Mozart, nor Bach, he is a man, an unknown man on a photo, and so he will stay.

What’s your Passion ?

The man’s face expression seems to show us the type of music he’s playing, or he would like to play. It also shows us that music has taken a huge part of his life, because he’s playing with passion, feelings and emotions, and that’s what a true musician is. With his outfit, and the little dirt on his hands, he shows us that music has no price, that music needs no money, that it’s free, and it is not ONE man’s : It doesn’t have an owner. He’s not a well known musician, he’s not Beethoven, he’s not Mozart, nor Bach, he is a man, an unknown man on a photo, and so he will stay.

4 notes

جلسة مع عماد.
ما إن دنَوت خطوات من عماد حتى داهمت محياه ابتسامة طفيفة افترشت شفتاه، ابتسامة تسعى إلى إخفاء هشيم مشاعر متناقضة خلّفتها سنون الفاقة والحاجة.
ما أن شرعنا في تبادل تلابيب القول حتى تراءى لي مسلسل حياته بتفاصيله الدقيقة تمُرُّ صورها بمقلتيه. حياة كدَّرتها قصر ذات اليد وعصفت بها سوء الأحوال. لم أصمد طويلا أمام نزف هذه المشاعر الحارقة حتى تزاحمت عندي الأفكار والهواجس وازداد نبض عروقي بشيء من الانتكاب والانتكاس. كأنه صار يتساءل ويقول :” لا أدري هل أشكر أمي على وضعها لي في وجه هاته البسيطة الهالكة أم أتمنى لما أقبلت عيناي على أول وميض أنار محيطي.” ~ عبدالله

جلسة مع عماد.

ما إن دنَوت خطوات من عماد حتى داهمت محياه ابتسامة طفيفة افترشت شفتاه، ابتسامة تسعى إلى إخفاء هشيم مشاعر متناقضة خلّفتها سنون الفاقة والحاجة.

ما أن شرعنا في تبادل تلابيب القول حتى تراءى لي مسلسل حياته بتفاصيله الدقيقة تمُرُّ صورها بمقلتيه. حياة كدَّرتها قصر ذات اليد وعصفت بها سوء الأحوال. لم أصمد طويلا أمام نزف هذه المشاعر الحارقة حتى تزاحمت عندي الأفكار والهواجس وازداد نبض عروقي بشيء من الانتكاب والانتكاس. كأنه صار يتساءل ويقول :” لا أدري هل أشكر أمي على وضعها لي في وجه هاته البسيطة الهالكة أم أتمنى لما أقبلت عيناي على أول وميض أنار محيطي.” ~ عبدالله

Omar, le bédouin.
“On me nomme Omar, Omar l’errant. Le Maroc m’a toujours relégué aux rangs des bédouins, mais cela m’importe peu. Le regard du citoyen urbain se pose sur moi comme une vermine de l’Atlas, mais si je ne puis renier mon appartenance ethnique, ma dignité me pousse loin de ces billevesées raciales : Là où les montagnes constituent mon seul refuge et abri. 
L’âge ne s’est pas simplement amusé à tracer de ses ongles crasseux de viles cartes sur mon visage, m’annonçant ma mort prochaine, mais il m’a également appris à vivre. Car, qu’est-ce que la mort sinon un prolongement de la vie ? Je n’attends plus ma fin, je la chéris. Elle me délivrera des atrocités du jugement humain. Mais s’il est une chose que je continuerai à regretter de par ma tombe, c’est ces recoins des montagnes de l’Atlas où jadis, je rayonnais sous le soleil torride en quête de nourriture pour sauver la peau de mes chèvres des crocs de la faim, c’est cette douce et humide ombre dans laquelle je m’empressais à planter ma tente le jour, c’est aussi cette étoile qui m’est unique bienveillante le soir, quand, dépourvu de toute prudence, je m’assoupis alors que la fatigue frappe mes membres comme les vagues se jettent sur le récif sans répit. 
La mort ? Mes enfants, ce n’est point un supplice pour moi. L’espoir est une chimère de l’esprit. Le temps vous l’apprendra, comme il me l’a appris… plus tard qu’il ne fallait.” ~ Abdela

Omar, le bédouin.

“On me nomme Omar, Omar l’errant. Le Maroc m’a toujours relégué aux rangs des bédouins, mais cela m’importe peu. Le regard du citoyen urbain se pose sur moi comme une vermine de l’Atlas, mais si je ne puis renier mon appartenance ethnique, ma dignité me pousse loin de ces billevesées raciales : Là où les montagnes constituent mon seul refuge et abri. 

L’âge ne s’est pas simplement amusé à tracer de ses ongles crasseux de viles cartes sur mon visage, m’annonçant ma mort prochaine, mais il m’a également appris à vivre. Car, qu’est-ce que la mort sinon un prolongement de la vie ? Je n’attends plus ma fin, je la chéris. Elle me délivrera des atrocités du jugement humain. Mais s’il est une chose que je continuerai à regretter de par ma tombe, c’est ces recoins des montagnes de l’Atlas où jadis, je rayonnais sous le soleil torride en quête de nourriture pour sauver la peau de mes chèvres des crocs de la faim, c’est cette douce et humide ombre dans laquelle je m’empressais à planter ma tente le jour, c’est aussi cette étoile qui m’est unique bienveillante le soir, quand, dépourvu de toute prudence, je m’assoupis alors que la fatigue frappe mes membres comme les vagues se jettent sur le récif sans répit. 

La mort ? Mes enfants, ce n’est point un supplice pour moi. L’espoir est une chimère de l’esprit. Le temps vous l’apprendra, comme il me l’a appris… plus tard qu’il ne fallait.” ~ Abdela

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